Sur le chemin, des milliers de questions hantent mon esprit. Pourquoi est-ce que moi aussi, j'ai succombé à son charme? Pourquoi est-ce que je suis aussi naïve? Pourquoi est-ce que j'ai cru que j'étais importante à ses yeux? Que j'étais plus qu'une simple fan? Pourquoi est-ce que à chaque fois je tombe mal en amour? Pourquoi est-ce que j'ai cru qu'il pourrait y avoir une suite entre nous?
Puis, j'arrive enfin au lycée. Tout ici, est comme d'habitude. Le surveillant fait son tour de garde à travers les couloirs. Elèves et professeurs arrivent tour à tour devant ce grand bâtiment à l'architecture moderne. Des élèves discutent entre eux de tout et de rien, de ce qu'ils ont fait la veille, de ce qu'ils vont faire le lendemain, en attendant que les cours commencent. Certains même finissent leur dissert', exercices ou autres devoirs avant la sonnerie de la cloche.
Mais il y a aussi tous ces couples enlacés sur les bancs. Ceux qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Ils passent ainsi tout leur temps libre ensemble, à s'embrasser, à se dire des mots bleus, à profiter de leur jeunesse et à s'aimer tout simplement. Ces gens-là sont heureux, heureux d'aimer.
Près de moi, il y a un garçon et une fille. Le garçon a environ 17 ans, la fille est certainement un peu plus jeune que lui. Le garçon serre la fille dans ses bras. Il lui susurre des des paroles dans son cou. Elle, elle lui sourit. Je l'entend prononcer " Je t'aime, mon ange."
Puis là, tout bascule dans ma tête, dans mon coeur. Mes larmes coulent à flots. Je ne peux m'en empêcher. C'est trop dur, beaucoup trop dur pour moi. Je cours en direction d'un couloir désert sans m'arrêter de pleurer. Arrivé là où personne ne pourra me trouver dans cet état, je fais ainsi couler ma tristesse. Oui, je l'avoue, j'avais espéré que Jo me prenne dans ses bras comme cet homme l'avait fait. J'avais aussi espéré qu'il me susurrerait des mots doux, des "je t'aime", lui aussi. J'avais pensé qu'un jour proche, je serais heureuse moi aussi, heureuse d'aimer, heureuse de l'aimer.
Mais non, encore une fois, j'avais tout faux ...
Je sens quelqu'un poser sa main sur mon épaule. Je lève la tête. C'est Kévin.
- " Ça va Anna ?" me demanda-t-il
- " Ca se voit donc pas que je vais très bien. Merci de te faire du soucis pour moi mais va-t-en. " lui répondit-je avec un ton assez dur
Mais, à ma grande surprise, au lieu de s'en aller, il reste à côté de moi et me dit :
- " Tu sais, s'il y a quelque chose qui ne va pas, tu peux tout me dire si ça peut t'aider à aller mieux "
- " MAIS JE VAIS TRÈS BIEN, MERDE ! " lui hurlais-je en pleine face
J'éclata encore plus en sanglots. J'en avais marre de tout. Des cours, de Jo, de Kévin, de moi et de ma vie même. Je m'en voulais de toujours mal tomber en amour, de ne jamais choisir les bons. Mais oui, regardez-moi. Je suis là à pleurer pour une célébrité avec qui j'ai simplement échangé un baiser un soir où il était bourré . Et surtout, je pleure devant lui, mon ex, celui qui me racontait jadis qu'il m'aimait et qu'il n'existait que pour moi alors que pourtant il racontait aussi ça à d'autres filles que moi.
- " S'il te plait, vas-t-en Kévin. J'ai besoin d'être seule."
Dans la logique des choses il aurait du m'écouter, partir et me laisser tranquille. Seulement lui et la logique ça a toujours fait deux. A ce moment là, il me prit dans ses bras. Et je crois que moi et la logique, on fait aussi deux, parce que j'aurais du le repousser, j'aurais du me débattre, mais je ne fis rien. Sa façon de me prendre dans ses bras... c'était la même que lorsqu'on était encore ensemble. Et tout d'un coup, une sensation de bien-être eut l'emprise sur moi, comme avant. J'avais plus envie de pleurer. Je me sentais bien, terriblement bien. Puis, des centaines de souvenirs surgissent dans mon esprit.
Comme la fois où il m'avait offert un gros nounours qui tenait un c½ur, comme ça juste pour me faire plaisir. Ou la fois où il m'avait emmené dans ce parc, qu'il avait commencé à pleuvoir, qu'on s'est réfugies sous un arbre et qu'il m'avait embrassé, pour la première fois. Ou encore les nombreuses fois où je mettais sa veste en cuir parce soit-disant j'avais trop froid alors qu'enfaite je voulais juste porter son odeur sur moi. Ou bien toutes les fois où il me murmurait "Je t'aime", tout doucement. Ou bien encore les fois où on se retrouvait pendant les interclasses du lycée, sur un banc, et qu'on s'embrassait comme des fous. Et aussi la première fois où j'ai dormi chez lui. Il avait disposé des pétales de roses rouges et des bougies un peu partout dans sa chambre et avait tamisé la lumière car selon lui, ça donnait "un effet plus romantique ". J'avais trouvé cela adorable.
- " Ca va mieux maintenant? " me demanda-t-il
- " Oui beaucoup mieux. Tu sais Kévin, finalement on a pas eu que des mauvais moments ensemble "
Il repondit :
- "Bien sur que non! J'ai vraiment vécu une belle histoire avec toi. Mais tu sais, j'ai été stupide. Quand ça a vraiment commencé à être sérieux entre nous, j'ai pris peur parce que moi à cette époque je voulais vivre un max d'aventures, ne rien regretter plus tard. Et c'est pour ça que j'ai commencé à fréquenter d'autres filles que toi. Je pensais être trop jeune pour me caser sérieusement. Et c'est aujourd'hui le plus grand regret de ma vie. J'avais faux sur tout la ligne. J'ai été tellement idiot de faire ça parce que je me suis réellement rendu compte maintenant que je tenais vraiment à toi et que je ne voulais que toi. Je suis terriblement désolé Anna que notre histoire se soit fini comme ça ... Si je pouvais retourner en arrière et ne m'être jamais séparé de toi... "
J'étais tellement abasourdi parce ce qu'il venait de me dire que je ne sut quoi répondre. Mais lui commenca alors à passer sa main dans mes cheveux, délicatement, comme s'il touchait une matière très précieuse. Avant, lorsqu'on était pas encore séparés, il fesait toujours ça avant de m'embrasser. Mais maintenant, est-ce qu'il allait faire comme auparavant? Et j'eus la reponse à ma question en peu de temps. Son visage se rapprocha doucement du mien. Je sentis à cet instant là son odeur. Une autre souvenir alors surgit dans ma tête. A son anniversaire, je lui avait offert du parfum. Il le portait toujours quand on sortait ensemble. Mais à ce moment là, je me rendis compte que son odeur me rappellait celui du parfum. Il le portait donc toujours.
- " Tu sens toujours aussi bon Kévin "
Il sourit alors. Son visage s'avance encore plus. A cet instant, une partie de moi eut envie de regouter ses lèvre comme avant. Mais une autre partie de moi me cria que je ne devais pas succomber, qu'il m'avait fait tant de mal et qu'il risquait encore de m'en faire. Mais la tentation fut trop forte.
Je rapprocha ma bouche de la sienne. Nos lèvres se lièrent, à nouveau. C'était toujours cette même sensation, ce même désir et cette même tendresse.
J'aurais du à cet instant ne penser à rien, ou ne pensait qu'à ce baiser. Mais pourtant quelque chose me troubla. C'est que la seule pensée que j'eus à ce moment précis fut celle de moi dans les bras de Jo.
pas de pelle à Jo dans cette suite là
Plus tard peut-être?
Moi même je sais pas encore ^^
J'attends toujours vos avis sur cette suite
Et encore désolé pour le retard
Mais j'avais vraiment beaucoup de boulot
Et comme là, je suis en vacances
J'ai tout mon temps =)


